Septembre. Un été chaud après une longue période « automnale ».
Déjà, les jours ont bien raccourcis. Déjà, la lumière décline et la fraîcheur nous fait frissonner. Nous nous étions finalement habitués aux shorts et sandales, débardeurs, chapeaux de paille et lunettes de soleil, soirées en terrasse et baignades dans le lac. Mais pas aux moustiques ! On ne les voit pas, on ne les entend pas mais on sent bien quand elles nous piquent !
Les écoliers ont repris le chemin de l’école et nous nous apprêtons à la rentrée littéraire…
Après avoir édité « Le cœur transfiguré, Une vie en poésie » et m’être lancé dans un tour de chant en solo à l’occasion de mon anniversaire, je prépare le 2e Salon du livre de Sérilhac avec mes complices de Nid de Plumes. Cette association a été créée à la suite de la première édition du salon.
Je serai également présent en tant qu’auteur le 15 septembre à Sérilhac.
Les hommes-sandwiches de Nid de Plume au marché de Meyssac
Par ailleurs, je projette un nouveau spectacle de chant (et oui ! Je persiste et signe dans cette voi(e)x !) et une séance de dédicaces à l’espace culturel Leclerc de Biars.
De quoi bien occuper les longues journées d’automne donc !
Cadeau surprise !
J’ai, cet été, eu la joie de découvrir les mots d’un poème extrait de mon recueil « Le cœur transfiguré, Une vie en poésie » peints sur une table d’un gîte aux Orres (Hautes-Alpes).
Aujourd’hui, Michael aurait fêté son 45e anniversaire. Le 17 novembre prochain, il y aura 20 ans que « son vaisseau est parti vers les étoiles… » Sa sœur et ses amis projettent déjà d’honorer son souvenir lors d’une fête pleine de joie et d’amitié qu’ils organisent en novembre.
De mon côté, quel « hasard », quelle synchronicité, quelle « coïncidence chargée de sens » la vie m’a offert à nouveau !
A l’occasion du Printemps des poètes, la municipalité de Beynat, en Corrèze, a organisé, comme chaque année un concours de poésie auquel j’ai voulu participer. Le thème de cette année, était le courage. J’ai donc décidé d’envoyer un poème extrait du recueil » Bonne Route ». Un poème qui évoque la disparition de Mon fiston. En effet, du courage, il m’en a fallu pour coucher ma douleur sur le papier. Il m’en a fallu, pour oser envoyer ce texte. Il m’en a fallu, aussi pour le lire à haute voix sans que les sanglots ne viennent s’étrangler dans ma gorge… Quelle joie d’y être parvenu et quelle joie de voir ce message d’amour adressé à mon fils par-delà l’au-delà récompensé par une troisième place au palmarès du concours de cette année !
En voici le texte :
Mon fiston
Mon fils, mon enfant, je revois ce moment, le jour où tu es né : de la chair tranchée sur moi le sang a giclé et cette odeur à plein nez !… J’y pense à chaque fois à ce grand jour de joie qui me fit papa pour la seconde fois, me vit interloqué et me laissa estomaqué !
Tu es parti depuis nous laissant la tristesse… Je voudrais aujourd’hui te donner ma tendresse. Ton passage fut trop court. Il y a encore tant de choses à partager, de musique, d’amour. La vie n’est pas toujours rose et je n’ai toujours pas compris pourquoi il a fallu qu’on se sépare, ni pourquoi ta vie était finie, ni la brutalité de ton départ…
Mon enfant, mon fiston, Bonne route…Bonne route, Sur le chemin des étoiles ! Ton vaisseau a hissé la grand’ voile..
Mon fils, il y a déjà si longtemps que tu es parti soudainement. Une voiture à toute allure loin de nous t’a emporté. Je ne suis pas si sûr que c’est ça que tu voulais. Ça n’ sert à rien de se lamenter ! Le Temps m’aidera à oublier. Mais là encore aujourd’hui, je veux te dire ces mots que jamais je ne t’ai dit et que tu trouveras si beaux…
J’étais un peu loin de toi quand tu as quitté la terre mais aujourd’hui, tu vois je suis toujours ton père. Je le resterai toujours malgré les apparences et malgré ton absence car l’amour ne meurt pas après le douloureux trépas, et la vie nous donne le choix de retrouver encore la Joie et d’aimer par-delà l’au-delà…
Mon enfant, mon fiston, Bonne route…Bonne route,
sur le chemin des étoiles ! Que le vent fasse bien gonfler ta voile !...