Poèmes


Quelques poèmes écrits au fil des ans :

File:Bin.JPG

* un poème « écrit » en faisant la vaisselle

Que la vie est belle !
Quelle est douce à aimer !
Moi je fais la vaisselle,
Toi tu t’mets à tricoter.

Que la vie est belle !
Quelle est douce à aimer !
Moi je sors les poubelles,
Toi tu prépares le dîner.

La vie est éternelle.
C’est une des Vérités.
Quelle est exceptionnelle,
C’est Ma réalité !

Exbomont, le 14/12/2013

* J’ai écrit ce poème quelques mois après la mort de mon fils

La pie

La première chose que je vis
lorsque je sortis de l’hôpital
volant de branche en branche
et puis se posant à quelque mètres
de moi sur le béton du parking
ce fut cet oiseau noir et blanc
voleuse dit-on et caquetante

cet oiseau rigolo et familier
de nos contrées.

C’était la troisième et dernière fois
que je venais te voir cette semaine.
A l’employée de l’hôpital
qui s’était occupé de toi
jusque là
j’avais failli demander
comment tu allais
mais je crois qu’elle l’ignorait.
J’aurais bien voulu
avoir à revenir te voir souvent
et même longtemps.
J’aurais bien voulu
avoir à te soigner
te dorloter
pendant de long mois
pour te donner
ce que je ne t’ai pas assez donné
Mais le sort
ton sort
inébranlable
quel que soit le nom qu’on lui donne
en avait décider autrement
c’était bien la dernière fois
ce matin-là
que je t’avais vu

Sur ton visage ecchymosé
un sourire naissait
Tu reposais
enfin calmé
vêtu de ton T-shirt NBA
Avais-tu enfin trouvé
le bonheur que tu cherchais
que nous cherchons tous.

Supporteras-tu mes larmes
qui depuis ce jour brutal
jaillissent sans retenue
de mes yeux cataractés ?
Les comprendras-tu au moins ?

Tu m’a accompagné ce jour-là
enfin réunis
enfin amis
enfin père-fils
pour toujours complices
et tu resta toute la journée
à mes côtés
à tel point que je te ressemblais
au sortir de l’église
prête à craquer
d’émotions à peine retenues

Je ne crois pas
que cette rencontre
avec l’oiseau noir et blanc
fut un hasard
Même si cela semble bizarre
je sais que ton esprit continue à vivre
dans ce messager de l’occulte
et à chaque fois
que celui-ci croisera
ma route à ce moment-là
je penserai à toi

Aulnoye-Aymeries, le 03/07/2001


* Un petit poème taquin pour Michèle :

La Mi râle

Parfois, devant son miroir, Mi, la Mi râle.
Parfois, devant son devoir, Mi, la Mi cale.
Parfois, devant l’abreuvoir, Mi, La Mi tonne.
Parfois, devant l’assommoir, Mi, c’est Mi rabot
Mais souvent, très souvent, Mi, La Mi donne.
et Mi, pour moi aujourd’hui encore, c’est Mi cadeau.

Que t’importe aujourd’hui enfin le temps qui passe,
ce sournois ennemi qui sur toi creuse ses traces,
que tu découvres là ce matin dans ta glace.
Il met, c’est évident, les choses à leur place.

Certes, la fatigue se voit sur ton visage
malgré les soins fréquents, les quotidiens massages.
Mais ne vois-tu pas toi ton chemin parcouru
vers l’authenticité et la paix de ton âme,
vers ton humilité ce merveilleux sésame
qui t’ouvrira un jour la porte de l’Inconnu.

* Un poème écrit suite à un tête- à-queue sur l’autoroute

Des tours par Nazareth.

Quel est cet objet insolite ?
Sa présence illicite
trompa ce jour-là
mon esprit, sans doute « pas là ».
Un coup de volant trop brutal
fit valser mon véhicule
sur une musique silencieuse. C’est fatal !
Le voilà la tête où devrait être le cul.
Et me voilà au beau milieu de l’autoroute,
les sens maintenant tous à l’écoute.

De frayeur point n’ai eu !
l’esprit calme, le corps détendu,
sans résistance, j’ai lâcher prise,
sans que ma tête ne se grise,
tentant cependant à plusieurs reprises
d’arrêter l’auto d’indépendance éprise.

Cette aventure miraculeuse et étrange
m’est survenue à Nazareth
où l’on fabrique, aussi, un savoureux fromage.
Oui, non loin du lieu de mon queue-à-tête
des trappistines transforment le lait
dans ce village où Jésus n’est pas né.

Quels signes sont dans cette péripétie cachés ?
Et, ces tours, comment les interpréter ?
C’est vrai : Prudence est mère de Sûreté.
Avoir l’esprit toujours éveillé
et les sens aiguisés,
être vigilent et toujours conscient,

sans nul doute, cela me permettra de vivre plus longtemps.

Schellebelle, 30/09/2008

* Nous avons rencontré une dame exceptionnelle. Anne-Marie nous a quitté entre-temps

Anne-Marie-Nico,
Gentil p’tit coquelicot

Un jour, tu verras,
je serai coquelicot.
Quand mon corps sera
par le feu de l’amour  passé,
mes cendres au milieu du blé
éparpillées.

Ce jour-là, sera, pour moi, le plus beau car il sera celui de ma Renaissance,
le jour de gloire de mon Essence.

Vous me verrez alors,
tremblotante dans le soleil
fragile et frêle,
mais si jolie et si belle
de cet amour des hommes et de Dieu
qui fait, ici-bas, nos jours si merveilleux.

Jette, 10 décembre 2008/16 octobre 2009

* Un petit poème empreint de sensualité :

Sous la douche

Je voudrais être cette goutte d’eau
qui coule le long de ton dos
quand tu prends ta douche.

Je voudrais être cette goutte de café
si fort et si bien tassé
qui coule dans ta bouche.

Je voudrais être ce souffle d’air
doux et chaud, brise de terre
qui caresse ton visage.

Je voudrais être cette perle de sueur
qui roule sur tes rondeurs
vers l’abîme de ton corsage.

* Un poème écrit pour l’anniversaire d’une Mamy bien entourée :

85 ans                                           

Quand j’aurai 85 ans,
j’aurai le cœur encore vaillant.
J’irai toujours, toujours marchant
dans les bois, les prés et les champs.

Quand j’aurai 85 ans,
je prendrai bien le temps de vivre.
Je n’oublierai jamais de rire
et d’inviter mes petits enfants.

Ma vie sera douce et sereine.
Je sentirai combien l’on m’aime.
Le temps n’aura plus d’importance.
Chaque jour sera pour moi une chance.

Je donnerai de la place à l’humour.
Je m’entourerai de l’amour
de mes enfants et de mes petits enfants
quand j’aurais 85 ans.

Quand j’aurai 85 ans,
je ferai une grande fête.
Je chanterai alors à tue-tête
« Aujourd’hui, c’est vraiment excitant,
je les ai enfin ……. mes 85 ans ! »

Jette, 30/08/2008

* Durant mon service militaire à Djibouti, j’ai été confronté à l’excision :


Complainte pour un clitoris

Honte Aïcha pour ton clitoris tranché
tes petites lèvres sectionnées
par le poignard-Tradition
ton sexe sanguinolent de petite fille excisée
ta « silka couse » garantie de ta virginité
ta souffrance de longs jours endurée

Honte de mon insouciance d’homme
mon indifférence de blanc
garçon aveugle et égoïste et ignorant
qui prit sans donner son plaisir sur vos corps
usés
désabusés

Pleure pour Brigitte ton enfant blanc
qui sans doute subira le même martyr
à moins qu’elle ne se révolte
ou que tu lui choisisses un autre destin

pour ton amitié
ton corps allongé offert peut-être
sur la couche rustique au moment de l’adieu
Honte de t’avoir de vous avoir oubliées
Nahias

Honte pour vos clitoris tranchés
vos petites lèvres sectionnées
le plaisir arraché à vos corps d’ébène
par le poignard-Tradition

Pleure sur l’humanité qui stagne
comme une eau croupissante
et sur toutes ces femmes blanches
qui ne veulent pas
qui oublient
qui ont honte
de prendre ce plaisir
que ne connaissez
et ne connaîtrez
jamais

(23/01/1979 – retravaillé le 04/10/1981)

 


4 réflexions sur “Poèmes

  1. Pour la Pie voilà bien une très très vraie coïncidence de source sûre. Plusieurs fois dans ma vie une pie est venue me prévenir d’un malheur et le hibou et la chouette aussi, trop vrai…un sujet à discuter sur votre groupe facebook…il m’est vraiment arrivé des avertissements de la part de ces animaux qui ont eu malheureusement un sens mais pas le bon…

    Aimé par 1 personne

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