Réquista jolie fleur d’Aveyron…


Passent les brebis.
Elles vont à l’abattoir.
Les chalands aussi.
Ils passent sans nous voir.

T3
La fête de la brebis (20e édition) à Réquista est une grande fête populaire.
On y voit défiler des brebis et des groupes folkloriques dans les rues, on y boit, on y mange, on y danse et, accessoirement, on va voir « l’exposition » de livres accompagnés de leurs auteurs…

Et les voilà qui défilent, semblables au troupeau, devant nos tables décorées avec amour.
Ils passent et repassent..
Parfois, il me prend des envie d’imiter Jean Sablon !

http://www.youtube.com/watch?v=dARkooVa7-U

Que faire ?
Les laissez passer sans leur adresser la parole ?
Certains s’enfuient quand on leur parle, surpris sans doute de découvrir l’être humain derrière l’étal.
Même mes marque-pages parfumés, bien qu’ils soient acceptés avec surprise, n’incitent pas à délier bourse…un passant se déclare « friand » de haïkus. Les miens n’ont pas dû lui plaire car il passe son chemin, lui aussi.
les temps sont durs pour les auteurs indépendants !

And the winner is…


…c’est pas moi !

Nominé ! Ou plutôt « sélectionné » ou « nommé » !…(dixit « Académie Française »

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Le besoin de reconnaissance est présent en chaque être humain.
C’est un besoin lié à celui d’identification.
Chez les artistes, dont les auteurs font partie, ce besoin est plus grand sans doute, voire démesuré chez certains…
Lorsqu’on se met à publier, outre le besoin de partage, ce besoin de reconnaissance, qu’on le taise ou non, est omniprésent : nombre d’exemplaires vendus via les libraires ou le net, nombres d’exemplaires vendus et dédicacés lors d’un salon littéraire, commentaires enthousiastes de lecteurs, commentaires de presse,..

Et lorsqu’on envoie son ouvrage pour participer à un concours, l’attente d’une récompense est encore plus forte.
Aussi, lorsque, fébrile, on écoute le palmarès de la remise des prix à un salon littéraire somme toute réputé, comme celui de Mazamet, on feint l’indifférence, on tente le lâcher-prise…
Mais lorsque ces mots magiques sont prononcés au micro :
« Pour le Prix du Roman 2016, sont nominés…Guy Raymondpierre pour « L’étrange parfum des clématites »…
alors on ne peut retenir un geste vainqueur. « Yesss ! ».

Mon cœur après avoir suspendu ses pulsations se remet à palpiter en désordre.
Soudain, je perçois de la transpiration au creux des aisselles… l’émotion est bien présente malgré mes tentatives de contrôle…

ça y est ! J’ai ma récompense !
Même si cette fois-ci, je ne monte pas sur le podium, mon nom et celui de mon ouvrage a été cité !
Surprise espérée !

Joie partagée aussi avec les autres nominés qui se font une petite fête et partage leur joie au pied de l’estrade…

Groupe
Le « chemin » vers le Palais des Congrès de Mazamet a été semé d’embûches (grève des trains, hospitalisation d’un ami, bus inexistants sur le trajet Revel-Mazamet,…) mais je « sentais » que je devais être présent ce jour-là. C’est accompagné de ma valise que je me suis posté sur la route de Castres ce dimanche 22/05/2016 tôt le matin pour franchir les derniers km et aller recevoir mon « petit » trophée !


Merci au jury ! Merci aux organisateurs ! Merci aux amis auteurs ! Merci à ceux qui m’ont aidés et soutenus dans ce projet ! Merci aux lecteurs !

Êtes-vous au parfum… ?


DSC_0003 (1024x681) …des clématites !

« Des marque-pages parfumés !? »

Le pari de la surprise et de l’originalité a été gagné hier à Figeac où j’ai offert pour la première fois des marque-pages parfumDSC_0002 (1024x681)és réalisés la veille à la maison en « petit atelier artisanal » .

De petits carrés de papier buvard imbibés de parfum collés au dos des marque-pages réalisés par l’imprimeur local et voilà un « gadget » original pour attirer les chalands vers mon standFigeac 2Figeac1.