Happy…(re)Birthday ?


Cher.e.s tou.te.s qui me lisez…(nederlands tekst hieronder)
« En me renouvelant moi-même, je renouvelle le monde », Deepak Chopra –

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.
Le plus beau cadeau que je pourrais « recevoir » à cette occasion, ce serait de savoir que nous sommes sincèrement en train de changer notre monde intérieur.
Merci de tout cœur de répondre en commentaire à ce petit sondage :
« Dans quelle mesure vous percevez-vous en transition inté-rieure ?

1=pas du tout (je m’en fous)->10=Tout à fait
(n’hésitez pas à indiquer les stades intermédiaires)
——————————————————————————-
Beste allemaal die dit lezen…
« Bij mezelf te hernieuwen ik hernieuw de wereld », naar Deepak Chopra –

Vandaag is het mijn verjaardag.
Het mooiste kadoke dat ik zou willen « ontvangen is te weten hoe ver we – eerlijk en grondelijk – onze innerlijke wereld aan het veranderen zijn. Graag in kommentaar uw antwoord op de vraag :
« In welke mate voelt u dat u feitelijk innerlijk aan het veranderen bent ? »
1=absoluut niet (het kan me niet bommen)->1=Volledig
(de tussenstappen mag u ook melden).

With 💗

Guy

Partager la beauté


« Les temps sont durs »…

Que nous le voulions ou non, que nous soyons « privilégièrement » confinés ou non, que nous soyons armés d’optimisme ou non, nous ne pouvons être insensibles à cette énorme épée de Damoclès suspendue au-dessus des têtes de nos proches, plus ou moins éloignés par la distance de connexion et au-dessus de nos propres têtes…

Les nouvelles véhiculées par les médias sont suffisamment sombres malgré la lumière du printemps revenu. C’est pourquoi, pour tenter d’apporter un peu plus de clarté en cette période sombre, Jocelyne Szymanek qui vient de publier sur Langle Editions, un recueil de poésie illustrée de sa main, intitulé « Chant des Toiles », Tome I et II, m’a demandé de publier des extraits de son ouvrage plein de beauté et de « respirations de l’âme ».

Vous trouverez ces extraits en cliquant sur les liens ci-dessous :
Extrait 1

Extrait 2

Extrait 3

De mon côté, j’ai l’élan de vous partager quelques photos prises à Langle, la veille du printemps.
J’ose espérer que cette beauté offerte par la Nature est un beau présage

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Et puisque vous avez le temps de lire, pourquoi ne pas vous faire livrer un livre en le commandant en ligne. 
Voir la boutique de ce site : ici

Voir la boutique de Langle Editions : ici

Chercher la mère…


…et la trouver en soi !

« Dans les yeux de ma mère,
Il y a toujours une lumière… », Arno
Écouter la chanson

Nous devenons tous orphelin de mère un jour n’est-ce pas ?

Écouter ma version personnelle du  Negro Spiritual « Sometimes I feel like a motherless child » :

J’avais 24 ans lorsque « mon cordon ombilical a été coupé pour la 2e fois », un peu avant de devenir père à mon tour.
Depuis lors, me semble-t-il, comme tant d’autres sans doute, je n’ai cessé de rechercher sa tendresse et ses soins, en vain…chez les autres.

Une synchronicité survenue ces jours-ci pourrait bien m’apporter un secours considérable dans cette quête de longue haleine.

Tout a débuté par la lecture « à la volée » d’un article paru sur une page Facebook qui partage les travaux de Carl Gustav Jung.
Il s’agissait de la description de l’archétype de la mère. La citation était longue et, « par hasard », mon regard n’a capté que la description de la mère qui soigne et donne son affection…

Deux ou trois jours plus tard, lors d’une méditation en ligne, cet aspect-là, celui qui me manque d’une façon récurrente, m’est apparu à nouveau.

Nous avons participé durant tout le mois de janvier à une série de méditations guidées, initiée par Ana et Cédric qu’ils ont appelée « Super Radiance ».
Voir tous les ateliers

L’intervenante de ce soir-là, nous a invité à nous reconnecter à notre enfant intérieur.

Je connais cette pratique qui nous permet de retrouver les blessures de l’enfance  enfouies au plus profond de nous. J’ai déjà, à plusieurs reprises, fait ce « travail ».
Cependant, cette fois-ci, l’émotion m’a envahie plus que de coutume.
Notamment, lorsque Rehana Rymanbee nous invita à invoquer « la mère que nous avons toutes et tous en nous ».

Cette proposition m’a fait l’effet d’une révélation. En effet : quelle bonne nouvelle de pouvoir enfin m’occuper de l’enfant blessé qui vit toujours en moi par une autre partie de mon corps émotionnel, la plus affectueuse et la plus bienveillante !

Comme pour bien dissiper les quelques doutes qui subsistaient encore en mon esprit à ce sujet, un troisième fait, survenu deux jours plus tard (le temps de bien intégrer l’idée jaillie dans mon esprit), a suscité toute mon attention en entrant en résonance avec l’émotion forte perçue lors de la méditation.

Je revenais en voiture et descendais le petit raidillon qui mène jusqu’au hameau où nous habitons lorsque j’aperçus un animal sur le bord de la route.
Après avoir garé la voiture sur le bas-côté, je m’approchai de lui.

Il s’agit d’un veau nouveau-né, tout tremblant sur ses pattes. Un bout de cordon ombilical (tiens, tiens !) lui pend encore à l’abdomen.
Il se trouve à l’extérieur de la prairie clôturée par un fil électrique.
Il est faible et apeuré.
Lorsqu’il m’aperçoit, il s’avance péniblement vers moi. Me prend-t-il pour sa mère ?
Cependant, un mouvement un peu brusque de ma part le fait sursauter. J’essaie de le rassurer par quelques paroles douces…
Comment s’est-il retrouvé de ce côté-ci de la clôture ? Il est seul, abandonné…
J’aperçois dans le fond du vallon, un petit troupeau de vaches qui m’observent de loin.
La prairie est fortement en pente comme c’est souvent le cas dans cette région de moyenne montagne et elles se trouvent bien à 200 mètres du nouveau-né.
Je ne peux le laisser là !
J’essaie de le faire passer sous le fil mais à chaque fois son échine encore humide entre en contact avec la clôture électrifiée et il prend une petite décharge qui l’affole totalement.
Je ne vois rein d’autre pour l’aider à franchir cet obstacle qui le sépare de la prairie nourricière que de soulever le fil avec ma chaussure tandis que je l’encourage en le poussant de la main. La pratique quotidienne du Qi Gong s’avère très utile en cet instant. Pied gauche levé et main tendue vers l’échine basse du petit veau, ma posture doit être cocasse à observer ! Personne en vue, cependant. Tout va bien…

Entre-temps, les vaches ont gravi précautionneusement la pente. Elles observent mes tentatives de sauvetage de leur petit congénère. Elles ont l’air intrigué mais leurs regards semblent bienveillants à mon égard. Elles ont compris mes bonnes intentions…

Ça y est ! Le petit est passé sous le fil et il se dirige, tout tremblotant, vers le pis de sa mère qu’il se met à téter tout de go.
Il est sauvé !
Une des compagnes de sa mère le débarrasse du cordon ombilical en l’ingurgitant tandis que toutes les autres, rassemblées en groupe solidaire, me couvent d’un regard reconnaissant…

Après avoir contemplé, attendri, le tableau quelques instants, je m’en retourne vers la voiture, le cœur content. Je suis fier d’avoir saisi cette occasion de me prouver à moi-même mes capacités de sollicitude envers un être fragile. N’ai-je pas agi comme une mère de remplacement ?
Mais alors…oui !
Je peux, moi aussi, trouver en moi ces qualités « maternelles ». Je pourrai entourer mon enfant intérieur, d’affection, de soins et d’amour, ce dont il a besoin tellement intensément parfois.
Je suis sauvé !

La mère intérieure

J’ai marché parfois sur des chemins sinueux
où je me suis senti libre.
J’ai marché souvent sur des sentiers pierreux
où je trouvais un semblant d’équilibre.
J’ai gravi des monts élevés
qui m’ont coûté de longs efforts.
J’ai descendu des vallons escarpés
qui m’ont rendu plus fort.

Mais toujours j’ai cherché dans ces lointains paysages
l’endroit paisible qui me rendrait sage,
le lieu idyllique qui calmerait mes peurs
et apaiserait les douleurs de mon cœur.

J’ignorais, durant tout ce temps,
qu’au fond de moi un enfant blessé
souffrait de mille et un tourments.
Il était à la recherche de Celle qui pourrait l’aider.
Il cherchait partout où panser ses blessures.
Il voulait qu’enfin on le rassure.

J’errais donc par les chemins de la Vie,
toujours en quête d’une présence amie
qui bercerait cet enfant meurtri
dans ses bras aimants

pour lui redonner l’amour d’une maman.

Un jour enfin après avoir marché des jours et des heures
suivant les méandres des fleuves de souffrance et de peurs,
je la vis, celle qui pourra m’offrir la certitude du bonheur,
celle qui pourra aimer sans condition mon enfant très peu rieur.
Elle est là. Elle m’attendait, bienveillante et aimante : la mère intérieure.

Sérilhac, 17/02/2020