De l’autre côté ?


pie314
Photo publiée sur Facebook.
Étonnant, non ?
Il y aurait donc quelque chose de l’autre côté du miroir ?
Une autre réalité ?
Et que dire de ce message « reçu », quelque temps après le décès de Michael ?

La pie

La première chose que je vis
lorsque je sortis de l’hôpital
volant de branche en branche
et puis se posant à quelque mètres
de moi sur le béton du parking
ce fut cet oiseau noir et blanc
voleuse dit-on et caquetante

cet oiseau rigolo et familier
de nos contrées.

C’était la troisième et dernière fois
que je venais te voir cette semaine.
A l’employée de l’hôpital
qui s’était occupé de toi
jusque là
j’avais failli demander
comment tu allais
mais je crois qu’elle l’ignorait.
J’aurais bien voulu
avoir à revenir te voir souvent
et même longtemps.
J’aurais bien voulu
avoir à te soigner
te dorloter
pendant de long mois
pour te donner
ce que je ne t’ai pas assez donné
Mais le sort
ton sort
inébranlable
quel que soit le nom qu’on lui donne
en avait décider autrement
c’était bien la dernière fois
ce matin-là
que je t’avais vu

Sur ton visage ecchymosé
un sourire naissait
Tu reposais
enfin calmé
vêtu de ton T-shirt NBA
Avais-tu enfin trouvé
le bonheur que tu cherchais
que nous cherchons tous.

Supporteras-tu mes larmes
qui depuis ce jour brutal
jaillissent sans retenue
de mes yeux cataractés ?
Les comprendras-tu au moins ?

Tu m’a accompagné ce jour-là
enfin réunis
enfin amis
enfin père-fils
pour toujours complices
et tu resta toute la journée
à mes côtés
à tel point que je te ressemblais
au sortir de l’église
prête à craquer
d’émotions à peine retenues

Je ne crois pas
que cette rencontre
avec l’oiseau noir et blanc
fut un hasard
Même si cela semble bizarre
je sais que ton esprit continue à vivre
dans ce messager de l’occulte
et à chaque fois
que celui-ci croisera
ma route à ce moment-là
je penserai à toi

Il y a aussi ça :

Extrait du Requiem composé par Andrew Lloyd Weber à l’occasion du décès de son père

Définition ici

 

1 team


Dans l’intimité de la solitude
parfois lorsque vient la quiétude,
j’entends parler mon âme.

Mon âme émoi

Mon âme est triste, elle est en souffrance.
Déjà depuis le moment de ma naissance.

Au moment de son incarnation
elle n’a pas bien vécu la séparation.
Elle était bien là au sein de la Source-mère
et ne tenait pas vraiment à venir sur terre.

Moi, j’étais un enfant qu’on n’attend plus.
J’étais, je crois, un tantinet superflu.

Mon âme fut donc – bon gré mal gré – détachée
pour aller habiter ce corps pour elle d’office destiné.

Sans doute cette séparation fut-elle douloureuse
car aujourd’hui encore je ne la sens pas heureuse.
Chaque fois que dans ma vie il faut que je me sépare,
elle augmente ma douleur et y prend plus que sa part.

Aussi depuis que j’ai compris son malheur,
je lui parle lorsque le noir envahit nos heures.
Je lui dis qu’elle reverra un jour la Lumière-mère
et qu’ensemble nous avons ici quelque chose à faire.

Notre mission sans aucun doute
est de briller coûte que coûte
pour témoigner dans toute cette obscurité
que l’Amour est bien à notre portée.

La peur du noir (auto-analyse)


Une auto-analyse sous forme de poème (ou est-ce l’inverse ?).

Je suppose que je ne suis pas le seul à avoir un comportement compulsif en FIN de journée ?

 

La peur du noir

Et chaque jour, lorsque sournoisement descend le soir,
je sens en mon être monter un grand désespoir.

Lorsque lentement vers la nuit glissent les heures
mes entrailles sont envahies par une immense peur.

Ma conscience croit venir sa fin proche,
lorsque le spectre du néant s’approche.
Le sommeil est dit-on comme la mort
et mon esprit lui le croit encore.

Il craint la finitude.
C’est ce qui le remplit d’incertitude
et je ne peux faire cesser cette habitude
qui amplifie terriblement mon sentiment de solitude

Cependant lorsque la nuit repose mon corps,
lorsque fatigué de se mouvoir il dort,
mon esprit, lui, au lieu de respecter la trêve
voyage des heures durant dans le monde des rêves.

Ainsi, me dis-je, il me reste donc l’espérance
que lorsque la lumière pour moi sera tout à fait éteinte,
ma conscience continuera à voyager en tous sens
vers des mondes infinis, sans peur et sans contrainte.

Aussi lorsque mon corps prendra son immobile apparence,
imaginez que mon âme, elle, est partie pour ses grandes vacances.