Noyer


Contemplation.

J’ai toujours eu, depuis mon plus jeune âge, des moments contemplatifs.
Cela m’arrivait plutôt à l’adolescence.
C’est un peu plus tard que ces moments ont alterné à des périodes plus « dans l’action » !…
La sagesse nous invite à être plutôt dans « l’être » que  dans  « le faire » !

Pouvons-nous cependant nous passer de l’un comme de l’autre ?

Voici un petit poème…contemplatif, écrit ce soir sur ma terrasse.

Coule la vie

Assis à l’ombre du noyer,
ainsi passent les soirs d’été.

Je porte mon regard sur les collines,
observant la course du soleil qui décline.

Bercé par les « roucous » des tourterelles,
je plonge mon regard dans le bleu du ciel.

Mon âme intriguée suit le long voyage,
inexorable et impermanent trajet des nuages.

Ainsi coule la vie, sans cesse renouvelée,
alternant joie et mélancolie au rythme des journées.

Cerises…sur le coteau



Voici revenu le « temps des cerises »…

Nous fera-t-il oublier les heures grises,
les tourments de la crise,
les très mauvaises surprises ?

Quoiqu’il en soit mon âme alors sous l’emprise
d’une mélancolie récurrente toujours de mise,
mais encore et toujours de la nature éternellement éprise
retrouve sa joie d’enfant en voyant le rouge des cerises.

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Dans l’intimité de la solitude
parfois lorsque vient la quiétude,
j’entends parler mon âme.

Mon âme émoi

Mon âme est triste, elle est en souffrance.
Déjà depuis le moment de ma naissance.

Au moment de son incarnation
elle n’a pas bien vécu la séparation.
Elle était bien là au sein de la Source-mère
et ne tenait pas vraiment à venir sur terre.

Moi, j’étais un enfant qu’on n’attend plus.
J’étais, je crois, un tantinet superflu.

Mon âme fut donc – bon gré mal gré – détachée
pour aller habiter ce corps pour elle d’office destiné.

Sans doute cette séparation fut-elle douloureuse
car aujourd’hui encore je ne la sens pas heureuse.
Chaque fois que dans ma vie il faut que je me sépare,
elle augmente ma douleur et y prend plus que sa part.

Aussi depuis que j’ai compris son malheur,
je lui parle lorsque le noir envahit nos heures.
Je lui dis qu’elle reverra un jour la Lumière-mère
et qu’ensemble nous avons ici quelque chose à faire.

Notre mission sans aucun doute
est de briller coûte que coûte
pour témoigner dans toute cette obscurité
que l’Amour est bien à notre portée.