Pipeul, I presume ?


francois-begaudeauDans mon article précédent « L’image de Limoges », j’ai, sans doute, quelque peu « égratigné » les « pointures » présentes au salon de Limoges.

J’aimerais cependant raconter ici une rencontre survenue en début de soirée.
L’équipe de FR3 Limousin était présente au salon pour quelques « directs ».
Toute l’équipe s’affairait à préparer des interviews pour le 19-20.
Il fallait voir ce « cinéma » !
Répétitions, mise en place par le régisseur, essai de lumière, installation de tables et tabourets, câblage, lourde caméras sur de frêles épaules,…
Comme le scénario prévoyait de filmer dans le couloir central où était installé le stand Cultura, nous étions, nous les « régionaux », aux premières loges (et un peu ébahis) !

Un monsieur se tenait devant ma table après avoir fait un essai de caméra et attendait de passer à l’antenne, pendant l’interview de Yasmina Khadra.

Je ne suis pas « people ». Je ne connaissais pas ce monsieur et, Nadine Coëffe, ma voisine de stand, n’en sachant plus que moi, nous nous demandions qui cela pouvait bien être ?

Comme il devait encore patienter un peu et qu’il semblait sympathique,  nous avons entamé une conversation.
Je lui proposai un deal : je lui offrais mon livre, s’il acceptait de le montrer à la caméra. Ce qui eu l’air de l’amuser beaucoup.
Il prit alors nos livres et se mit en devoir de nous en faire la critique.
Il n’apprécia pas le titre de celui de ma voisine (je suppose donc qu’il a apprécié le titre du mien !).
En feuilletant mon ouvrage, il trouva que les signes de ponctuation (point d’exclamation, trois petits points) étaient en surnombre !…(je les ajoute ici ostensiblement).
Je me défendis, légèrement pincé, en arguant que je suis : « un écrivain libre et que je peux me permettre de ne pas respecter les normes ». ;-).
Il nous dit que son côté il avait écrit quelques romans mélangeant réalité et fiction.

Finalement, il m’a acheté un recueil « Instants d’année » pour « lire dans le train ».
Je l’ai dédicacé « à François,… » et je terminai ma dédicace par !… 😉
francois_begaudeau_saint_malo_1200
Il m’a donné son adresse e-mail et me permettant de lui envoyer mon prochain manuscrit, ce que je ferais peut-être.
On ne rencontre pas les gens par hasard, dit-on…
à une prochaine fois, François.

Pour en savoir plus : Bio François Bégaudeau

Je persiste…et signe !


affiche
The next one !

Dimanche, je reprends mon sac à dos bourré de livres et je repars vers le prochain salon.

Avec cette fois-ci une surprise dont l’idée m’est venue lors du salon de Limoges…à suivre !
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L’image de Limoges


Grosse déception en arrivant sous le chapiteau de « Lire à Limoges », ce vendredi matin.
Cela ressemblait à un mauvais poisson d’avril !

Comme j’amenais moi-même mon Cultura 1stock de Cultura 2livres, il n’y avait pas de place sur les tables déjà lourdement chargées de montagnes de livres des « nationaux ».
C’est à dire, les grosses pointures, les Cultura 3vedettes du salon.
Le  premier jour est plutôt réservé aux « régionaux » que nous sommes.

On a donc poussé les kilos de livres (tous ces arbres !) des « vedettes » pour me faire une place. Place que je me suis empressé d’agrandir largement…
A coté de moi sur la table, les tas de « Souvenirs » d’André Ferréol, à gauche et les tonnes des romans de Yasmina Khadra, LA vedette du salon, à droite.
Ce monsieur, arrivé tard le soir, n’a pas daigné nous saluer…
AndréaYasmina

En plus, la photo que j’ai envoyée par courriel est restée bloquée dans les connexions internet et n’a pu être imprimée pour figurer sur le portique au-dessus de ma tête.
Toute la journée, je verrais les regards des visiteurs scruter les photos et les noms affichés sans parfois même m’apercevoir.
Dès les premiers moments, les visiteurs du salon ne cessent de me questionner : « Il n’est pas là ? » « Quand vient-il ? ».
Ils viennent pour la grosse vedette bien sûr !
Il y a même une dame qui me dit : « Il n’y a personne ? »
« Comment ? Mais, moi je suis là ! »
Bref, mon ego, en prend bien pour son grade !
Je « ne le sens pas » et j’ai bien envie de remballer tout et de revenir à Sérilhac, travailler au jardin…
En désespoir de cause, je téléphone à Michèle pour lui expliquer la situation.
Et là – ô miracle ! – ! Ayant « ouvert » la possibilité de me libérer de mon engagement, voilà que, alors que je n’ai pas encore raccroché, une dame s’intéresse ostensiblement à mes bouquins…

Finalement, je suis resté et j’ai bien fait !
J’ai battu mon record de vente établi la semaine d’avant.

Et, comme toujours lors des salons, j’ai établi de bons contacts.
En fait, je me suis servi toute la journée de la situation si décevante le matin, comme argument pour attirer l’attention des visiteurs :
« Contrairement à mes voisins, je suis un auteur indépendant, auto-édité et donc libre, et qui essaie de se faire sa place à côté des grands ! »
La plupart des visiteurs que j’arrivais à interpeller furent sensibles à mon argumentation.
Je reviendrai donc à « Lire à Limoges »
…si on veut bien de moi ! 😉