Le Temps nous parle


« Je n’ai pas le temps », « Le temps passe trop vite », « Je devrais prendre le temps », « Pas de temps à perdre »,…

Dans notre vie moderne, nous vivons souvent à cent à l’heure. Nous courons dans tous les sens à la recherche de …de quoi au fait ?
Ne sommes-nous pas obnubilés par ce temps qui passe, que nous trouvons trop court et qui nous entraîne vers l’issue fatale ? Cette finitude à laquelle nous nous gardons bien de penser…

Si le « Temps » pouvait nous parler, que nous dirait-il ?
Et bien, justement, j’ai un message à vous transmettre :

Je m’appelle Chronos.

Je suis grec. Alors, s’il vous plaît, prononcez Kronoss en n’oubliant pas le « s » final pour ne pas me confondre avec ces ustensiles modernes qui me mesurent avec trop de précision !

Car je suis le Temps.

Non pas celui qui passe. Je suis celui qui EST.

Je suis depuis la nuit…(c’est fou le nombre d’expressions où vous faites allusion à moi !).

Je suis apparu dans l’univers en même…au même moment que la matière.

Sans moi pas de matière. Sans matière, je n’existe pas.

Ou plutôt, je n’existe pas sous la forme que vous connaissez le plus : ma forme linéaire.

Celle qui a un début et une fin.

Qui dit matière, dit début et fin, donc temps linéaire.

On parle de l’espace-temps car l’espace et le temps sont liés mais on pourrait tout aussi bien dire « matière-temps ».

Dès qu’une chose existe, c’est-à-dire devient matière, elle entre dans mon royaume : celui du temps qui est.

Je ne passe pas. C’est le sable dans le sablier qui passe.

C’est l’évolution, le vieillissement de chaque être, chaque chose qui « passe » dès que vous l’observez.

Rien de ce qui est matière n’est immuable. Tout est permanent.

Ce n’est que depuis l’instant où vous avez voulu me mesurer (quelle folie !) que vous avez connu la peur, l’angoisse de la permanence, la peur de la finitude de ce qui est, de la fin de la vie-matière.

Je ne suis cependant pas le seul représentant du Temps.

Il en existe d’autres formes. Je vous en parlerai à une autre occasion.

A suivre…

Peut-être est-ce un sujet qui vous préoccupe ? N’hésitez pas à poser vos questions à Chronos.

Pour retrouver toutes les chroniques de Chronos, cliquez sur ce lien

Pensée du jour (fille de la nuit)


Ce matin, je me suis (r)éveillé avec un souvenir vague des rêves qui ont peuplé ma nuit.
Impossible de m’en rappeler aucun sauf peut-être la fin du dernier…

Malgré tout, un message clair en est ressorti : « Dans une autre vie, je serai (encore) moins dans le « faire » « .

Ce qui m’a inspiré la pensée suivante :

Si tu veux être libre, détache-toi de tes faires

Cette petite dernière ira rejoindre ma collection privée  que vous trouverez ici (cliquer sur les liens en bleu clair) :

Les pensées de GRP

Image illustrative de l'article Le Penseur


Elle est sans doute à rapprocher de ceci

Dans la vie, faut pas…

ou de cela :

Le faire a dissout

Bonne journée !

 

 

 

 

Philosophie sur Facebook


Ces derniers temps, sur Facebook, certains post de mes correspondants me font penser à des articles écrits il y a quelques années. Je les ai donc republiés en réponse et en commentaire des articles qui m’interpellent. Vous trouverez ci-dessous l’article que j’ai republié ces jours-ci et qui semble avoir été apprécié…

Un haricot vert à la recherche d'un soutien...

Un haricot vert à la recherche d’un soutien…

Un petit texte sur ma vision des « méfaits » de la pensée….

« Je suis donc je pense » – La pensée superflue

En écrivant « Je pense, donc je suis », Descartes a sans doute, jusqu’à nos jours, influencé de nombreuses générations qui ont cru, dur comme fer, que la pensée était indispensable à la vie de l’être humain.

Moi-même, récemment encore, j’étais entièrement d’accord avec Philippe Labro, qui fait dire à un de ses personnages de son roman « Franz et Clara » que « seuls sont vivants ceux qui posent des questions ».

Cependant lorsqu’on observe la nature, lorsqu’on voit les plantes pousser et les animaux voler, courir, manger, boire, copuler et faire leurs besoins naturels sans se soucier du lendemain ou même de l’instant qui suit, il nous faut bien reconnaître que ces êtres vivants vivent sans penser.

Il faut évidemment faire la différence entre l’intelligence et la pensée.
Car, en effet, les plantes, les animaux sont doués d’intelligence. Il n’y a qu’à observer les insectes, les fourmis entre autres, et même le haricot vert qui lance sa tige dans l’espace à la recherche d’un support, pour admettre qu’une (certaine forme d’intelligence les animent et les aident à (sur)vivre.

Nous avons en nous l’orgueil de prétendre que nous sommes les seuls êtres intelligents…

Ce que je crois, c’est que nous avons reçu (ou développé) la pensée dite rationnelle (qui semble-t-il siège dans l’hémisphère gauche du notre cerveau).
Il faut d’ailleurs se demander si ce « don » ne doit pas – justement – nous permettre de prendre conscience de l’irrationnel, de percevoir l’inexplicable !

Il m’est apparu – non pas sous forme d’une pensée mais plutôt par une sorte de perception fugitive, un flash, une respiration de l’esprit – que cette pensée, dont nous faisons – à grands cris parfois – notre apanage est superflue à la vie.

Qu’est-ce vivre sinon naître, respirer, se nourrir, déféquer, uriner, faire l’amour pour se reproduire ou y trouver la joie, élever sa progéniture puis mourir un jour comme tout ce qui existe autour de nous et dans l’univers : des amibes aux systèmes planétaires, voire l'(es) univers lui-même ? Tout naît et meurt dans un mouvement d’expansion et de retour à l’état qui précède la naissance.
Entre parenthèses, les patients qui sont dans le coma sont-ils encore capables de penser ?
Pourtant ils continuent à vivre.

Nous (?) avons donc « ajouté » la pensée à la vie, en surplus. Le problème (la faute à Descartes ? Mais d’autres avant et après lui) est que nous avons fait de la pensée quelque chose de « dominant » la vie.
Cette pensée nous entraîne vers les illusions, les projections, les angoisses, les soucis, occultant souvent notre perception corporelle de la vie telle qu’elle est.
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La religion (catholique) a aussi joué son rôle de falsification de la vie en occultant l’importance de notre corps (alors que « le Christ est le Verbe qui a pris corps »), nous entraînant vers d’autres illusions dans le but louable (?!) de nous libérer de nos angoisses (mais, en croyant à Dieu ou à toute autre divinité, personne ou chose, nous les fuyons plutôt, ce qui est tout sauf une libération de nos angoisses).

Le corps est en effet ce qui nous rattache à  la vie et à tout ce qui fait ce que nous sommes. Notre corps est aussi le lien avec la nature et tous les autres vivants (par nos perceptions sensorielles) et, également avec notre esprit et notre pensée. Si nous n’avions pas de corps, nous ne pourrions même pas penser !…..

Il me semble donc important de remettre les choses à leur place : le corps est indispensable à la vie, la pensée y est utile mais pas indispensable.
Soyons donc dans la gratitude qu’il nous est permis de penser mais n’oublions pas de vivre dans le concret de la vie par notre corps !

D’autres textes philosophiques :

https://guyraymondpierre.com/ce-que-jai-ecrit/philosophie/