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Dans l’intimité de la solitude
parfois lorsque vient la quiétude,
j’entends parler mon âme.

Mon âme émoi

Mon âme est triste, elle est en souffrance.
Déjà depuis le moment de ma naissance.

Au moment de son incarnation
elle n’a pas bien vécu la séparation.
Elle était bien là au sein de la Source-mère
et ne tenait pas vraiment à venir sur terre.

Moi, j’étais un enfant qu’on n’attend plus.
J’étais, je crois, un tantinet superflu.

Mon âme fut donc – bon gré mal gré – détachée
pour aller habiter ce corps pour elle d’office destiné.

Sans doute cette séparation fut-elle douloureuse
car aujourd’hui encore je ne la sens pas heureuse.
Chaque fois que dans ma vie il faut que je me sépare,
elle augmente ma douleur et y prend plus que sa part.

Aussi depuis que j’ai compris son malheur,
je lui parle lorsque le noir envahit nos heures.
Je lui dis qu’elle reverra un jour la Lumière-mère
et qu’ensemble nous avons ici quelque chose à faire.

Notre mission sans aucun doute
est de briller coûte que coûte
pour témoigner dans toute cette obscurité
que l’Amour est bien à notre portée.

La peur du noir (auto-analyse)


Une auto-analyse sous forme de poème (ou est-ce l’inverse ?).

Je suppose que je ne suis pas le seul à avoir un comportement compulsif en FIN de journée ?

 

La peur du noir

Et chaque jour, lorsque sournoisement descend le soir,
je sens en mon être monter un grand désespoir.

Lorsque lentement vers la nuit glissent les heures
mes entrailles sont envahies par une immense peur.

Ma conscience croit venir sa fin proche,
lorsque le spectre du néant s’approche.
Le sommeil est dit-on comme la mort
et mon esprit lui le croit encore.

Il craint la finitude.
C’est ce qui le remplit d’incertitude
et je ne peux faire cesser cette habitude
qui amplifie terriblement mon sentiment de solitude

Cependant lorsque la nuit repose mon corps,
lorsque fatigué de se mouvoir il dort,
mon esprit, lui, au lieu de respecter la trêve
voyage des heures durant dans le monde des rêves.

Ainsi, me dis-je, il me reste donc l’espérance
que lorsque la lumière pour moi sera tout à fait éteinte,
ma conscience continuera à voyager en tous sens
vers des mondes infinis, sans peur et sans contrainte.

Aussi lorsque mon corps prendra son immobile apparence,
imaginez que mon âme, elle, est partie pour ses grandes vacances.

Humeur


Il est sans doute préférable
d’avoir l’humeur « mots roses »
plutôt que « maux Sade »…

Qu’en pensez-vous ?