Droits des femmes (musulmanes)


Je viens de terminer un livre qui m’a bouleversé et à changé ma vison sur l’interprétation du Coran.
Il s’agit de « Ma vie rebelle » d’Ayaan Hirsi Ali.

L’auteure y raconte son parcours de vie exceptionnel. De la misère de fille somalienne de Nairobi, mariée de force (elle n’était pas présente lors du mariage civil – sa présence n’étant pas indispensable !) à son élection en que tant représentante du peuple au parlement hollandais jusqu’à sa condamnation à mort lancée par les intégristes pour ses opinions extrêmes contre les violences perpétrées contres les femmes et les enfants au nom du Coran.

Comme beaucoup de partisans de multiculturalisme, je croyais que lesdites violences étaient les effets d’une interprétation détournée et extrémiste du Coran.

Ayaan nous ouvre les yeux : tout est écrit noir sur blanc dans le Coran et dans les hadiths ! Et des meurtres d’honneur, des excisions, la maltraitance systématique des épouses et des enfants ont bien lieu « du côté de chez nous » et ce au nom de l’islam (qui d’après elle signifie « soumission »). Des crimes contre les droits humains sont donc commis dans nos pays et nous fermons les yeux.

Elle explique comment les filles et les femmes sont soumises et persuadées de le rester car c’est écrit dans le Coran et le Coran est la parole de Dieu (Allah) et ne peut donc être, aucunement, mise en doute car cela devient un blasphème.
Ce texte écrit par des hommes au VIIe siècle est appliqué de nos jours à la lettre dans de nombreux pays, y compris en Europe. Le problème est qu’il n’existe même pas de statistiques car aucune plainte n’est enregistrée.
Le même phénomène existe pour la violence matrimoniale chez les européennes mais pour d’autres motifs…

Ayaan Hirsi Ali plaide pour moins de tolérance… elle dénonce aussi le « conditionnement » de toute une population de la 2e et 3e génération via les écoles coraniques et les chaînes de télévisons par satellites.

A ma connaissance, l’excision n’est pas « inspirée » du Coran.
Wikipédia précise que l’excision (il en existe plusieurs formes) consiste en l’ablation du clitoris (ce qui correspond à l’ablation du gland).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Excision

Lors de mon service militaire à Djibouti, j’ai été confronté à l’excision. Les autorités militaires informait les soldats débarquant là-bas par le biais d’un petit fascicule….

Cela m’avait inspiré ce poème que je dédie à toutes les femmes ainsi mutilées et à toutes celles victimes en leur chair et leur psychisme :

Complainte pour un clitoris

Honte Aïcha pour ton clitoris tranché
tes petites lèvres sectionnées
par le poignard-Tradition
ton sexe sanguinolent de petite fille excisée
ta « silka couse » garantie de ta virginité
ta souffrance de longs jours endurée

Honte de mon insouciance d’homme
mon indifférence de blanc
garçon aveugle et égoïste et ignorant
qui prit sans donner son plaisir sur vos corps
usés
désabusés

Pleure pour Brigitte ton enfant blanc
qui sans doute subira le même martyr
à moins qu’elle ne se révolte
ou que tu lui choisisses un autre destin

pour ton amitié
ton corps allongé offert peut-être
sur la couche rustique au moment de l’adieu
Honte de t’avoir de vous avoir oubliées
Nahias

Honte pour vos clitoris tranchés
vos petites lèvres sectionnées
le plaisir arraché à vos corps d’ébène
par le poignard-Tradition

Pleure sur l’humanité qui stagne
comme une eau croupissante
et sur toutes ces femmes blanches
qui ne veulent pas
qui oublient
qui ont honte
de prendre ce plaisir
que ne connaissez
et ne connaîtrez
jamais

(23/01/1979 – retravaillé le 04/10/1981)

Un peu plus de poésie


Voilà un peu plus de poésie : quelques haïkus récents et quelques poèmes. Vous les retrouvez dans le pages correspondantes.

Hêtre coquet

De couleurs paré,
hêtre chaque jour en beauté,
bientôt dénudé.

Un visiteur

Petit papillon
dans le grenier tourne en rond.
Une âme en prison.

Fontaine d’ Ê g bômont

L’eau coule sans faillir.
Le lait est mis à fraîchir.
Le soir va venir.

85 ans                                           

Quand j’aurai 85 ans,
j’aurai le cœur encore vaillant.
J’irai toujours, toujours marchant
dans les bois, les prés et les champs.

Quand j’aurai 85 ans,
je prendrai bien le temps de vivre.
Je n’oublierai jamais de rire
et d’inviter mes petits enfants.

Ma vie sera douce et sereine.
Je sentirai combien l’on m’aime.
Le temps n’aura plus d’importance.
Chaque jour sera pour moi une chance.

Je donnerai de la place à l’humour.
Je m’entourerai de l’amour
de mes enfants et de mes petits enfants
quand j’aurais 85 ans.

Quand j’aurai 85 ans,
je ferai une grande fête.
Je chanterai alors à tue-tête
« Aujourd’hui, c’est vraiment excitant,
je les ai enfin ……. mes 85 ans ! »

Sous la douche

Je voudrais être cette goutte d’eau
qui coule le long de ton dos
quand tu prends ta douche.

Je voudrais être cette goutte de café
si fort et si bien tassé
qui coule dans ta bouche.

Je voudrais être ce souffle d’air
doux et chaud, brise de terre
qui caresse ton visage.

Je voudrais être cette perle de sueur
qui roule sur tes rondeurs
vers l’abîme de ton corsage.


Jette, 30/08/2008

Séduire, c’est mentir ?


Nous avons participé récemment à une soirée « café philo » à Stavelot dont le thème était « Séduire, c’est mentir ? »
Le débat fut animé et très enrichissant.
Est-ce que la séduction est toujours un jeu ? Sommes-nous conscients d’être dans la séduction ? Sommes-nous toujours authentiques ?
Un consensus s’est dégagé pour affirmer que la séduction est un jeu auquel nous jouons plus ou moins en conscience et dont nous connaissons à peu près le cadre.
Il y a dans la séduction également la joie de la découverte, de la surprise.
Nous sommes également tombés d’accord pour dire que la manipulation n’est pas/plus de la séduction et qu’elle peut en être la forme « pathologique » et que là, nous sommes en plein mensonge.
Séduire, c’est peut-être être à la recherche de notre propre image qui se reflète dans les autres ?…une quête d’identité ?
Mais là, nous abordons le thème du prochain café philo…
à suivre !