Guère épais…l’espoir !


Voici le texte que j’ai lu le 2 octobre à l’occasion de la cérémonie de l’arbre de Paix dans le jardin de l’école de Sérilhac :

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Telle cet arbre millénaire,
l’humanité a survécu et espère.
Cependant un grand danger la menace.
La nature de sa destruction déjà montre les traces.

Depuis quelques années,
une guerre sournoise contre l’humain
par le profit a été déclarée,
l’entraînant vers un fatal destin.

Autour de nous déjà nous voyons
les effets de la triste dégradation
des beautés que nous admirons.
Une dramatique perspective bouche notre horizon.

Les arbres se meurent.
Les oiseaux se font rares.
La terre sèche et craque de douleur.
Dans les près, quelques brins d’herbe épars…

Est-il vraiment trop tard ?

Qu’attendons-nous pour agir ensemble ?
Qu’attendons-nous pour vivre ensemble ?
Qu’attendons-nous pour sauver ensemble le bien commun
et renouer de la solidarité les liens ?

Nous avons tous besoin de paix.
Nous avons tous besoin d’espérer
en un monde meilleur
qui resèmera la joie en nos cœurs.

Nous avons tous besoin de croire
que tout est encore possible,
que le monde ne va pas vers le noir,
que la flèche fatale ratera sa cible.

Comme cet arbre millénaire
que nous avons planté dans notre jardin,
nous croyons que nous pourrons ensemble faire
revivre l’espoir de nouveaux lendemains.

 

…à voté !…(pour la paix)


Par ce beau temps, je décide de descendre au bourg à pied pour aller voter. Cela me fera un peu d’exercice.
Mon corps en a besoin.
J’irai exercer mon droit, accomplir mon devoir.

Abstention rime pour moi avec inaction…

Il fait calme et paisible sur la route.
J’entends même les grillons que je n’entends plus guère depuis un certain temps.
La surdité, héritage génétique, gagne du terrain.
En passant, j’entame un dialogue avec un cheval de trait qui me conte ses heures solitaires dans sa prairie.

Arrivé au bureau de vote, je serre la main du maire
et fait la bise aux conseillères.
Puis dans l’isoloir, j’exprime mon choix.
Je plie mon bulletin et le glisse dans l’enveloppe, laissant les autres bien en évidence dans l’isoloir, histoire d’influencer les indécis qui me suivront. C’est mon père qui, de son vivant, m’a conseillé cette petite manipulation…Dame, nous ne possédons pas d’instituts de sondage ni des chaînes de télé, nous ! ;-).
Pour remonter vers ma maison sur le colline, j’emprunte la route qui surplombe le jardinet de l’école.
En me retournant, je jette un coup d’œil sur les réalisations des enfants, conseillés et aidés par les adultes du village, bénévoles la plupart. C’est un joli petit jardinet au milieu duquel trône l’arbre de la paix, le Ginkgo Biloba que nous avons planté en compagnie des enfants de l’école, quelques habitants du village et des membres du Mouvement pour la Paix, il y a deux ans.

(Photo extraite d’un article de Wikipédia)
cliquer ici pour lire l’article :
un arbre pour la paix

La paix.
C’est vraiment ce que je ressens au plus profond de moi en continuant ma remontée.
J’ai le cœur léger. Mon choix, que j’ai bien su, je crois, préserver des influences diverses, a été un choix « pour » et non « contre ».
Un peu rétif par rapport à « l’égo surdimensionné » du candidat (mais lequel ne l’est pas ?), je fais confiance cependant à une grande partie de ses promesses et, surtout, à ce mouvement de conscience citoyenne qui est en train d’émerger et qui, fort d’une dynamique empreinte de bienveillance, nous coconstruit un avenir plus juste.

Je repasse devant la prairie du cheval mais celui-ci reste planté au beau milieu de son domaine.
On dirait qu’il me boude…
Mais alors que je passe mon chemin, je suis surpris par son hennissement puissant et profond.

Approuverait-il mon choix après une mûre réflexion ?

L’arbre non-violent


Un petit retour sur la cérémonie anniversaire de la plantation de l’arbre de la Paix dans le jardin de l’école de de Sérilhac avec ce poème écrit pour la circonstance

Un arbre dans notre jardin

Cet arbre planté il y a un an dans notre jardin
est pour nous le symbole de nouveaux lendemains.

Comme lui bien enracinés
dans le sol nourricier
de notre terre-mère,
nous tendons nos bras qui espèrent.

Nous les ouvrons sur notre cœur
pour que rayonne notre paix intérieure.

Comme lui nous nous tenons debout
au milieu des cendres de la violence
car nous croirons jusqu’au bout
que la Paix aura bientôt sa chance.

C’est pourquoi nous cultivons
en nous, autour de nous, la graine de confiance
qui – nous l’affirmons. oui, nous osons ! –
de la peur aura un jour raison.

Ensemble, le cœur rempli de bienveillance
arrosons de nos larmes de joie et d’espérance
cet arbre qui parce qu’il a survécu à l’innommable
nous convainc que de la Paix le monde est capable.

Sérilhac  le 30/09/2016

En préparant ma conférence et en écrivant ce poème, je me suis demandé si nous ne devrions pas modifier notre vocabulaire et ne plus utiliser le terme « non-violence ».
En effet, nous savons que notre subconscient « n’entend » pas les négations et ne retient donc à chaque fois le mot « violence ».
D’autre part, être non-violent, c’est être et lutter contre, donc dans le combat, la dualité. Ce qui est aussi une forme de violence.
Ne vaudrait-il, dés lors, pas mieux d’ « œuvrer pour » comme dit Edmond le  cochon,

oeuvrer-pour
Cliquer ici pour voir l
a page d’Edmond