L’artiste


DSC_0092La source d’inspiration des haïkus ne tarit pas…


L’artiste

L’hiver a sculpté
des glaçons aux beaux reflets.
Créativité.

et même en anglais maintenant !…

Snow and ice and light.
The sky is open and bright.
peace and delight.

La traduction en français coule de source…

Neige, glace, lumière.
Le ciel est ouvert et clair.
La paix est dans l’air.

et aussi en néerlandais…

Sneeuw, ijs en licht.
De hemel is open en licht.
Vrede is in zicht.

Une fois de plus, je ressens en écrivant, cet étonnement lié à la découverte des mots qui me « viennent » si spontanément. Pour moi, l’art, qui est création spontanée, est la révélation du non-révélé. Les mots ne viennent pas du néant. D’ailleurs, ne peux-t-on dire que le néant – par définition – n’existe pas ?
L’inspiration n’émerge-t-elle pas de l’inconscient collectif
lorsque notre esprit s’ouvre, c’est-à-dire, qu’il y a recul de l’égo ?

Chien zen: le non-attachement


Chien zen

Le museau posé
sur les pattes, le cul levé,
le chien médit’! hé !…Dog meditation

Comme l’a écrit Eckhart Tolle, il est très utile d’observer les animaux et, en particulier, nos chers compagnons domestiques.

Ce sont nos plus grands maîtres spirituels ! Ils ont beaucoup à nous apprendre. Notemment dans le domaine du non-attachement.

Je voudrais ici racontait l’anecdote survenu un jour à notre compagnon à quatre pattes.
Anecdote que nous, humains, qualifierions aisément de « dramatique » puisqu’elle a « failli » lui coûter la vie !

Nous faisions souvent la traversée de l’Escaut avec le bac de Schellebelle pour aller nous promener dans les « meersen », ces prés submergés typiques des berges de l’Escaut dans la région de Wetteren…

http://belgiumview.com/belgiumview/tl2/view0005627.php4?pictoshow=0005627ac

Madgi avait pris l’habitude de sauter du bac avant que celui-ci n’arrive à quai, faisant frémir à chaque fois la passeuse qui craignait qu’il ne tombe dans l’eau.
Moi, je faisais confiance au chien et ne manquais pas d’admirer à chaque fois avec une certaine fierté (je me demande de quoi je pouvais être fier, d’ailleurs !) la beauté de son saut.
Un jour, cependant pour démentir ma confiance, il rata son saut et tomba dans l’Escaut, entre le bac et quai. Le bac, continuant sa progression, se rapprochait dangereusement du bord risquant d’écraser l’animal entre le bateau et le quai.
Heureusement, nous étions 3 à bord : la passeuse fit faire une marche arrière à son bateau tandis que mon compagnon et moi sautâmes à quai pour retenir l’embarcation. Je pris Madgi par le col et le sortit de l’eau. Ouf ! Il était sain et sauf !
Dès qu’il fut sur pattes, il se secoua fortement pour se sécher et, bientôt, il se mit à trépigner pour continuer la ballade tandis que les 3 humains, se remettant de leurs émotions, n’arrêtaient pas de faire des commentaires sur ce qui était arrivé, ce qui aurait pu arriver si… etc,…
Je me rappelerai toujours le peu de cas que l’animal semblait faire de l’évènement ! Certes, lorsqu’il était dans l’eau et qu’il se débattait pour survivre, j’ai lu la panique dans son regard. Il me semblait conscient du danger que représentait le bateau et le quai entre lesquels il était bel et bien pris en sandwich.
Mais une fois qu’il se fut bien secoué (pour évacuer , par la même occasion, les énergies négatives et retrouver les positives ?), il était prêt à passer à la suite, sa priorité suivante étant…la poursuite de la promenade et toutes ces odeurs qu’il avait encore à renifler et il semblait me demander maintenant ce que j’attendais pour repartir !…
Cet anecdote fut pour moi une bonne leçon sur nos comportements usuels. Elle me montra l’attachement que nous avons habituellement par rapport aux émotions.
Nous faisons, généralement, « tout un plat », un vrai mélo « méditerranéen » de nos peurs et de nos souffrances alors qu’il n’y a qu’une seule priorité : tout simplement continuer à vivre…

Voir Prague…et revenir !


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Un séjour à Prague.
Le froid déferle ses vagues.
L’âme gelée divague.

Voilà, comme promis, en vrac, quelques photos de notre séjour à Prague.

Prague vaut vraiment le détour et un séjour prolongé.
L’architecture (surtout dans la vieille ville) est très diversifiée. Les (a)mateurs d’architecture baroque et d’Art Nouveau y trouveront certainement leur compte.
Un conseil : n’y allez pas en hiver car il peut y faire très froid ! C’est ce que nous avons expérimenté…
Sinon, on découvre, ici et là, des marques du passage du régime communiste. Ce n’est pas sans émotion que j’ai posé mes pas , place Venceslas (en tchèque Václavské náměstí), à l’endroit où Jan Palach
(http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Palach) s’est immolé par le feu lors du printemps de Prague.
Les inscriptions dans les transports en commun, dans les bâtiments publics et dans les cafés et restaurants, sont principalement en tchèque et en anglais.
Il n’est pas toujours facile de retenir le nom d’une station de métro, de tram ou d’un musée ou d’un quartier que l’on veut visiter. Et lorsque vous avez écrit ou retenu le nom en tchèque, vous ne reconnaîtrez pas toujours celui-ci lorsqu’il est prononcé par les Pragois ou dans les haut-parleurs !
On mange bien à Prague et pour pas cher…La bière tchèque bien que réputée (notre guide – rédigé par un français, que je considérerai comme moins connaisseur que moi ! – prétend que Prague est la capitale mondiale de la bière) vaut à peu près la pils belge (j’ai bien mis un l), dont le nom vient, justement, de « pilsner », de Pilsen (Plzeň en tchèque) ville tchèque où a été brassée la première fois cette bière de basse fermentation. Elle ne vaut pas les bières artisanales et sûrement pas les bières trappistes belges ! Mais, je n’ai pas tout goûté !
Nous avons particulièrement apprécié le Pont Charles, la vieille ville, la Maison Communale, la galerie Lucerna et le château, qui est une petite ville dans la ville. Nous y avons visité la cathédrale St Guy (normale qu’elle soit si belle avec un nom pareil !) aux vitraux Art Nouveau de toute beauté, la basilique, l’ancien palais et la Ruelle d’or dans laquelle Kafka a séjourné au n° 22. Ce sont des maisons minuscules et on se demande comment les gens devaient y vivre. Sans doute étaient-ils beaucoup plus petits que nous !
J’ai été interpellé par une citation de l’auteur du « Procès » qui était affichée dans sa maison et qui disait à peu près ceci (elle était rédigée en anglais) : « La pensée ne peut être libérée que lorsqu’elle cesse d’être un soutien ».
En brodant, je me dis que l’on pourrait appliquer cette vision à la relation amoureuse ou de couple, voire à toutes les relations humaines. Cela se rapproche très fortement de mon cheminement actuel.
J’ai découvert, entre autres, que je pratique plus volontiers mes exercices quotidiens de Tai Chi, si je m’autorise à ne pas les pratiquer les jours où l’envie ou l’énergie n’y est pas….
Mais poursuivons la réflexion : tant que je dépends du soutien que m’apporte une croyance, une conviction, une vision, une relation, j’y suis attaché et donc, je ne suis pas libre. Dès que je ne vois plus ma croyance ou ma relation comme un besoin, donc lorsque je n’en suis plus dépendant, je peux considérer et sentir que je suis capable de m’en séparer et donc me libérer. Ce qui peux, également et logiquement, m’amener à choisir librement de la garder. Cela devient alors un choix libre au lieu d’une contrainte que je m’impose (par le biais de mon conditionnement, notamment).
En en parlant avec Michèle, il m’est venu la réflexion suivante au sujet de la relation (« amoureuse » – que l’on considère toujours comme la plus importante – mais aussi toute autre forme de relation) :
La sagesse serait de choisir d’ÊTRE en relation, plutôt que d’AVOIR (=posséder) une relation avec l’autre (qui est, dit-on, un miroir de soi) ?…Ceci pourrait faire l’objet d’un prochain article…