Scrabble Tales/Pioche ton conte…


Lorsqu’on loge dans un gîte où il n’y a pas la télé (et oui, ça existe encore !) ce qui n’est pas pour me déplaire, que les livres mis à la disposition ne vous emballent pas trop et que votre partenaire ne raffole pas de jeux de société, que fait-on ?

J’avais trouvé un jeu de Scrabble et je me suis mis à jouer en solitaire. Je tirai les lettres comme le prévoit le règlement (7 à chaque fois) et commençai une grille.
D’emblée je pris quelque liberté avec les règles et m’autorisai des mots qui n’étaient sans doute pas permis mais qui me parlaient pour une raison ou l’autre.
Je ne cherchais pas non plus à « faire des points »…

Il m’est apparu que les mots que je trouvais avaient un certain lien (souvent dans la même section de la grille).

A la fin du tirage, l’assemblage des mots étalés sur la grille me donna envie de les utiliser pour écrire une petite histoire…vous découvrirez ici : https://guyraymondpierre.com/ce-que-jai-ecrit/poemes/scrabble-talespioche-ton-conte/,  2 de ces contes que je vous convie à réécrire si le cœur vous en dit.

Cette idée me semble si amusante que j’ai eu envie de la partager.
Plus tard, j’organiserai des ateliers « Pioche ton conte ou Conte ton pioche » dans lesquels je développerai cette idée…

Voici les recommandations que je propose :

Respecter le principe de la pioche à 7 lettres (échanger une lettre est possible) et la régle du départ (sur l’étoile centrale).
J’ai pris le principe de respecter l’orthographe mais pourquoi pas utiliser un langage plus phonétique (si le conte est lu à haute voix l’orthographe a moins d’importance – s’il doit être publié par contre…)
Autorisez-vous une liberté quant au choix des mots (des mots courants, des anglicismes ne sont souvent pas permis au scrabble). Vous serez peut-être étonnés de trouver des mots en relation avec vos préoccupations du moment.
Ne cherchez pas à faire des points ! Ce que je vous propose est un jeu de lettres pas de chiffres !
Ne vous forcez pas à trouver les mots, ne forcez pas votre esprit. Il ne s’agit pas d’une compétition ! Laisser plutôt parler votre inspiration…
A la fin du jeu (essayez d’utiliser toutes les lettres), lister les mots trouvés en commençant à un endroit de la grille et en notant au fur et à mesure les mots qui voisinent sur la grille. Je les note dans le sens des aiguilles d’une montre, par exemple.
S’il vous restent des lettres, je vous propose, après une longue inspiration, de laisser venir un mot qui commence par chacune des lettres non utilisées…ce sera peut-être une indication d’une solution, d’un choix à suivre, une piste…une fois de plus, je vous invite à ne rien forcer !
Une fois les mots listés, utilisez-les pour raconter une petite histoire. n’essayez d’en faire quelque chose de logique. Au contraire, liez simplement les mots. Vous serez surpris du résultat obtenu : un conte surréaliste !
Vous pourrez ensuite le garder pour vous ou le partager en le lisant à haute voix…ou le publiez sur votre blog ou sur FaceBook !

Bonne pioche et bonne écriture !

Mi Corrèzon


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Autogenerated image to indicate departement given by filename. (Photo credit: Wikipedia)

Le château de Saint-Hilaire à Curemonte, en Co...

Le château de Saint-Hilaire à Curemonte, en Corrèze – The castle of Saint-Hilaire in Curemonte, Corrèze, France (Photo credit: _Jérôme_)

Nous avons eu un coup de cœur (« corazòn » en espagnol) pour une très belle région de France baignée de soleil (« zon » en néerlandais).

Vous en trouverez un aperçu en photos ci-dessous.

Mais d’abord, quelques jeux de mots (douteux ?)

En Corrèze, j’en fus et j’en suis fort et encore…
En Corrèze, mon corps est à l’aise.

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Levons la pâte !


Levons la pâte !

Souci du matin :
il faut nourrir le levain.
Bientôt du bon pain !

Cette fois-ci, un haïku qui ne parle de la nature…quoique ?
Dans le levain, ce qui fait fermenter le mélange farine et eau, ce sont des petites bêtes dont on a si peur et qu’on chasse à grands coups de produits chimiques car elles nous apportent des maladies : les bactéries !
Pourtant, ces petits animaux sont à l’origine de la vie sur terre ! Et, elles vivent en symbiose dans notre corps…

C’est pourquoi, lorsque j’ajoute chaque matin un peu de farine et un peu d’eau (de source qui coule à notre robinet !), J’ai l’impression de nourrir ces précieuses aides qui travaillent à la confection du levain…
Je les encourage aussi de la voix : »Allez, mes petites bactéries ! Travaillez bien ! » 🙂
C’est une occupation pleine de de sérénité et de conscience. J’ai l’impression d’être dans un acte très zen. Je pense à la pratique de la Pleine Conscience préconisée par Tich Nath Hahn : » Merci, petit nuage ! »…
http://villagedespruniers.net/

Et puis, il y a le pain !
Je cuis du pain une fois par semaine. J’utilise de la farine bio d’épeautre et de froment, de l’eau (de source) et du levain.
J’ai choisi depuis quelque temps d’entretenir en continu un levain vivant…Auparavant, je  gardais un pâton (c’est-à-dire, une boule de pâte prélevée à la préparation du pain) que je gardais au frigo entre deux préparations. Je le réactivais la veille en rajoutant farine et eau. Mais le levain n’était pas toujours réussi…

J’ai repris récemment cette occupation que j’avais laissé durant une bonne dizaine d’années. J’y trouve une joie à fois renouvelée grâce au sensations ressenties. Joie du travail à la main, contact de la pâte, odeur du levain, senteur du pain qui cuit dans la maison…et quel bon goût ! Et tout ça, avec des produits naturels…

Je préfère travailler la pâte à la main. Malaxer, pétrir la pâte, la claquer sur le plan de travail,… m’apporte beaucoup de plaisir.
Dès la première fois où j’ai pétris la pâte, il y a plus d’une décennie,  j’ai « retrouvé » des gestes ancestraux. Pourtant, je n’ai jamais vu faire du pain chez mes parents.
Je me souviens cependant de ma mère qui préparait la pâte à crêpes dans un grand saut (elle y ajoutait de la bière pour faire lever la pâte).

Mais j’ai de qui tenir ! Mes grand-parents tenaient une boulangerie-pâtisserie !
Patisserie Wattrelos (2) recadrée
C’est sans doute pour ça que l’on dit que je suis une « bonne pâte » !