Nous sommes ce que nous observons – Physique de l’information


La semaine passée, au milieu de la nuit, après avoir écrit mes derniers haïkus en 3 langues, une réflexion, basée sur de récentes lectures sur le net (http://www.doublecause.net/index.php?page=critiques.htm ) et dans un livre que je viens d’acheter(« La Route du Temps » Philippe Guillemant), m’a tenu quelque peu éveillé.

Les idées qui me sont venues me semblaient très claires et « justes »…
Lorsque j’en fis part à Michèle au petit-déjeuner, celle-ci m’a aussitôt gratifié d’un commentaire enthousiaste « Tu dois le publier sur le net !», ce qui confirma mon impression de la nécessité de partage.
Voici, de façon que j’ai essayé de rendre claire et succinct, l’essentiel de cette « réflexion » :

« L’inconscient collectif », dont parlait, Carl Gustav Jung, qu’on pourrait appeler aussi « Esprit collectif interconnecté », serait comme une base de données, une source d’information disponible comme l’information disponible sur internet (les ordinateurs interconnectés pouvant être comparés à tous les cerveaux interconnectés).

Schématisé, cela donne :

Esprit collectif interconnecté (inconscient collectif) = information globalisée.

L’esprit étant considéré comme cette partie des activités cérébrales qui se trouve « en dehors » du cerveau, donc non matérialisée.

Nous savons que l’inconscient (ou le subconscient, je m’y perds un peu dans ces dénominations – mais sont-elles si importantes ?) à l’état de rêve peut voyager dans le temps et dans l’espace, dans une foule de mondes et de réalités possibles.

Ne pourrait-on donc pas dire que cette « information » est intemporelle et immatérielle ?

Esprit = information  hors du temps et de l’espace = information immatérielle.

Nous savons par la physique moderne et notamment par la mécanique quantique que l’observation est « déterminante ». L’instrument (l’observateur) « actualise » ce qu’il observe (perte de l’effet d’onde). Comme si, en observant, on sélectionnait une des nombreuses possibilités (réalités) de formes que l’objet observé peut prendre, délaissant toutes les autres.

N’est-ce pas ce qui se passe lorsque l’esprit, la psyché passe de l’état de rêve à l’état éveillé ?

Ne peut-on pas aussi en déduire que l’esprit « actualise » à chaque instant, par la perception plus ou moins consciente, une des « réalités » potentielles ? Et comme chaque esprit individuel est interconnecté avec tous les autres (d’une façon plus ou moins « intense »), ne pourrait-on pas dire que nous « actualisons » une « réalité » commune (avec des nuances de « réalités » individuelles) ?
Nous percevons le monde en 4 dimensions.
Donc en actualisant, nous actualisons en 4 dimensions.
D’après les récentes avancées en physique moderne, notamment dans la Théorie des Cordes (et des boucles ?), on suppose qu’il existerait dans l’univers  de nombreuse autres dimensions  (11 ou 12) que nous ne pouvons percevoir (puisque notre esprit matérialisé en 4 dimensions ne peut en percevoir que 4).
L’esprit « en dehors » de la matière (=information) pourrait-il se trouvait dans ces autres dimensions?

Perception/observation = actualisation en 4 dimensions d’une des réalités potentielles de l’univers

L’information (l’esprit), qui a une forme immatérielle et intemporelle, serait donc « matérialisée » par l’observation ?

Que se passe-t-il dans la matière lorsqu’on va vers le tout petit, au niveau des particules ?

Si on observe par exemple un rocher, qui à notre niveau, le niveau macroscopique, nous apparaît comme solide (comme un roc !) et immobile, aux niveaux de ses atomes, on constate que cette matière est en mouvement ! Et non  pas seulement en mouvement mais qu’elle vibre !
Les particules circulent à une vitesse proche de la lumière !
Cette activité fébrile des particules est décrite comme une forme d’énergie.
L’énergie ne serait-elle pas une forme intermédiaire entre l’information et la matière ?
L’énergie ne sert-elle pas à « véhiculer » et à faire vibrer l’information pour la transformer en matière, tout cela par le biais de l’observation en 4 dimensions ?

Tout n’est-il donc pas une question d’intensité de vibration ?
Dans nos 4 dimensions, l’information a une vibration assez basse qui la fait se matérialiser.
Peut-on en conclure que plus on augmente l’intensité de la vibration, plus l’information atteint des formes non matérielles, c’est-à-dire en dehors de « notre » espace-temps ?

information -> énergie vibratoire -> matière

et inversement et dans une direction verticale qui symboliste l’augmentation de l’énergie vibratoire, la matière qui a une vibration basse se trouvant en bas.

information
      Î
énergie
      Î
matière

Et si j’ose remplacer information par esprit :

esprit
      Î
énergie
      Î
matière

Mais peut-être que j’enfonce des portes ouvertes ?

Cela ne valait-il pas, en tout cas, une petite heure d’insomnie et un partage sur mon  blog ?

Voici quelques liens intéressants sur le sujet :

6 réflexions sur “Nous sommes ce que nous observons – Physique de l’information

  1. Esprit = information hors du temps et de l’espace = information immatérielle.
    Si l’Energie est intermédiaire entre l’information et la matière, elle est à la fois un peu des deux, mais pas complètement. Si l’information est matérialisée par l’observateur elle est matérialisée par son esprit, esprit qui serait une information intemporelle et immatérielle. L’information serait donc un jaillissement spontanée de l’esprit intemporel et immatériel. ‘L’information n’est pas limitée ?
    La matière est temporelle (vouée à l’Entropie) donc limitée. L’Energie positive jaillissante est limitée par son opposée négative disparaissante (trous noirs) en égale quantité qui s’annule, donc par rien. (Stephen Hawking). L’Energie serait intemporelle, inépuisable, illimitée.
    OK mais change-moi cette foutue couleur de m.  (brun-jaune ) ! On n’y voit rien et c’est laid  !

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    • J’ai lu quelque part que, au moment de la formation de l’univers, la matière a »gagné » de antimatière. Trois questions me viennent :
      1. Double question : Pourquoi et comment ?
      2. Quid s’il y avait eu match nul ? Les 2 parties s »annulant mutuellement, ce serait le « vrai » néant ?
      3. Quid si l’antimatière l’avait emporté ? On serait dans un monde à l’envers ? On remonterait le temps plutôt que le descendre, etc ?

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      • http://danielbukohoten.com/2013/02/20/un-message-pour-le-centre-de-la-galaxie/

        Dans cet article j’explique qu’il n’y a pas eu de moment initial comme le Big Bang. L’univers est multiple. Il se crée et meurt à chaque instant. Regarde le fonctionnement des trous noirs qui expulsent de la matière tout en l’aspirant. C’est édifiant. Autant de galaxies, autant de trous noirs, autant de quasar, autant de gaénérateurs de matière et d’anti-matière. Le Big Bang n’est qu’une limite virtuelle représentant nos limitations (sans cesse repoussée ). Ebaucher une théorie sur ce qu’on observe en limite de champ me semble incroyablement hasardeux ! La théorie ne va pas tenir longtemps ! Par contre tout ce qu’on y raconte tu le reportes sur tous les trous noirs… Compression du temps, etc…

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      • Quand j’écrivais que j’enfonçais probablement des portes ouvertes ! Suite aux remarques de Michèle (nous en discutons beaucoup), je vais essayé de mettre ça en image, c’-à-dire, sous forme de schémas, esquisses….

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